Puis le soleil sombra dans les bancs de nuages, le long de l'horizon déchiqueté, et baigna d'une lueur malsaine la sinistre forteresse. Ce fut comme si les murs saignaient, comme si tout le sang versé sur les autels de Torak depuis le commencement des âges éclaboussait d'un coup la cité de la peur. Tous les océans du monde n'auraient pas suffi à la laver. Un cri d'agonie emplit l'espace. Garion épouvanté leva la tête. "C'est la saison de la blessure, dit Belgarath. La saison où jadis l'Orbe a brûlé Torak. Le moment propice aux sacrifices humains." L'Orbe... L'Orbe était là, aux mains du voleur. Garion regarda ses compagnons. Il fallait récupérer la pierre où palpitait la vie. Le sort des royaumes du Ponant en dépendait. Mais le lendemain matin, verraient-ils le soleil se lever ?
Avis : Citation : Olya
Pendant ce troisième tome, nous avons encore de nouveaux compagnons qui s'ajoutent à notre troupe. Nous avons tout d'abord Relg, disciple d'Ul, qui est très pieux et fanatique et ayant un lien particulier avec la pierre. Et puis nous avons l'arrivée de Taïba, dont nous ne connaissons encore rien, hormis qu'elle est également un pion de la prophétie.
Ce'Nedra doit quitter le groupe vers la moitié du tome, et les petites enguelades qu'elle avait avec Garion me manquent un peu, même si elle me tapait sur les nerfs parfois. Je suis pressée de savoir comment se feront les retrouvailles entre Garion et Ce'Nedra, et comment celle ci aura évolué en résidant pendant un certain temps en Ulgolande.
La prophétie avance toujours, lentement mais surement. Garion commence à accepter le pouvoir qui coule en lui et essaie de le maitriser. Il s'entraine donc avec l'aide de Polgara et de Belgarath. D'ailleurs, dès que Ce'Nedra n'a plus chevauché en compagnie de Polgara, je l'ai trouvé plus douce vis à vis de Garion.
Je n'en dirai pas plus, de peur d'en dévoiler trop. Mais ce tome est fidèle aux deux précédents, rempli d'humour, et tout bien comme il faut.