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Couverture

Informations générales

  • Appartient au cycle : Cycle de l'Archonat.
  • Tome : 2.
  • Auteur : Matthew Hughes.
  • Date de parution : 13/02/2009.
  • Format poche : Non.
  • Classé en Adulte.
  • Note : 4 sur 5.
  • Note des lecteurs (Aucun votant) : EtoileEtoileEtoileEtoileEtoile
  • Conseil : A lire pour passer un bon moment.

Résumé et Avis

Information.Information : Ce livre n'est pas le premier tome de la série à laquelle il appartient, le résumé et les avis qui suivent peuvent donc contenir des spoilers ou autres révélations que vous ne voulez pas forcément connaître.
A vos risques et périls !
Un coureur de dot atypique, une chansonnette obsédante, un grimoire indéchiffrable… rien que de très banal pour Henghis Hapthorn, le plus illustre discriminateur de Vieille Terre. Si ce n’était que son intégrateur s’est trans formé en petit animal amateur de fruits exotiques, son intuition a décidé de devenir autonome, la Grande Roue s’apprête à passer de l’âge de la raison à celui de la magie… et l’archonte en personne l’envoie en mission parmi les Dix Mille Mondes. Sans compter Majestrum… mais il serait prématuré d’en dire plus pour l’instant !

Avis :Citation : Ryuuchan
Information.Information : Cette critique fait partie des critiques collectives, en partenariat avec L'Atalante
A première vue, Majestrum est un ouvrage qui paraît intéressant. Une couverture plutôt attirante, avec ses tons bleu-gris et la petite bestiole qui figure sur l'épaule du héros, ainsi qu'une quatrième de couverture relativement alléchante et qui promet une aventure pour le moins loufoque. Et c'est effectivement ce qui transparaît lors de la lecture.

Le lecteur est en effet plongé dans un récit relevant au premier abord du domaine de la science-fiction, en témoignent ces nombreux termes futuristes que sont les « intégrateurs », les « discriminations » et autres inventions technologiques aux noms relativement flous et alambiqués. Après une plongée dans ce monde éloigné de notre époque, la fantasy fait aussi son apparition. C'est en effet la « Grande Roue » qui a décidé de passer de l'âge de la raison à celui de la magie. Sur ce point-là, il faut avouer que le mélange est savoureux et plutôt réussi. Le basculement se fait progressivement et parvient progressivement à captiver son lecteur.

Le personnage principal est plutôt attachant, ainsi que la bestiole qui l'accompagne. L'intrigue est plutôt bien menée et l'écriture plaisante à lire. Les innovations de Hughes sont suffisamment... loufoques ? personnelles ? Pour rapidement faire sentir au lecteur qu'il ne lit pas du réchauffé.

Les débuts de l'aventure sont cependant un peu laborieux. Enfin, laborieux, pas vraiment. Disons plutôt que l'auteur parvient mal à retenir l'attention de son lecteur et éparpille un peu son attention. Tout commence avec une demande d'enquête de la part d'un aristocrate à notre héros, Henghis Haptorn, afin qu'il enquête sur un jeune homme ayant séduit sa fille, et qu'il soupçonne de n'être qu'un vulgaire « coureur de dot ». L'histoire rapidement résolue, Haptorn part sur une autre affaire, à la demande cette fois du plus haut personnages des Dix Mille mondes : l'archonte Filidor. Avant que l'on apprenne finalement que tout est lié, et que les aventures de Haptorn prennent un tournant plus dangereux, le récit est un peu éparpillé, et l'on a du mal à s'immerger totalement dans l'histoire, un peu noyé sous cette déferlante de noms de planètes et de villes bizarroïdes, de manifestations musicales ou animaux aux noms qui ne disent quelque chose qu'au protagoniste, et encore. Le lecteur, lui, est un peu perdu.

Puis, lorsque nos liens sont faits entre les affaires et que l'histoire semble progressivement glisser vers une touche plus fantasy, l'intérêt renaît. Est-ce dû à mon goût plus prononcé pour ce genre ?

Toujours est-il que l'histoire est plaisante à lire bien qu'inégale, que les conversations conflictuelles entre Haptorn et sa conscience, devenue une entité indépendante, ou son intégrateur, un appareil transformé en animal, demeurent un fil de l'histoire drôle et contribuent à maintenir l'intérêt du lecteur.

Pour conclure, même s'il n'est pas le livre du siècle, Majestrum reste cependant un bon livre, divertissant et, même s'il n'est pas à lire absolument, se classerait tout de même parmi les livres à lire.
Citation : Catlinel
Information.Information : Cette critique fait partie des critiques collectives, en partenariat avec L'Atalante

Ce quatrième tome du cycle de l'Archonat a de bonnes idées je trouve. Le monde décrit et ses lois sont plutôt originaux, spécialement cette histoire de cycle de la roue, qui fait passer leur univers à une ère où tout est tantôt dirigée par la logique et le carthésien, tantôt par la magie et l'intuition. On ne pourrait pas imaginer plus différent, plus opposé et je comprends que certains veuillent tout faire pour rester indéfiniment à l'ère qui leur convient.
Autre point que j'ai trouvé intéressant, c'est la façon dont les aristocrates de la vieille Terre ont évolué. Etre capable de voir un rang ou une appartenance sociale du premier coup d'œil, mais être totalement incapable de distinguer une personne qui ne porte aucun signe distinctif, voilà qui n'est pas commun.
Le système de l'Archonat m'a intriguée tout du long. On a là un pouvoir tout puissant en place, car, je cite :
[...]l'Archonte avait le droit de faire ce qu'il voulait à qui il le voulait quand il le voulait.[...]
C'est une institution qui existe depuis des milliers d'années, or pratiquement personne ne sait exactement ce que font les Archontes, ce en quoi consiste leur fonction et c'est pourtant la puissance avec laquelle chacun et chacune doivent compter.
Pour ce qui est du personnage principal, j'ai été moins convaincue. On décrit Henghis Hapthorn comme étant le plus grand discriminateur de son temps, celui à qui aucune affaire ne résiste, mais très honnêtement, je ne vois pas ce qu'il a fait de spécial tout au long du roman. Leur technologie est très évoluée et l'enquête se base énormément sur les capacités de recherche du réseau qui englobe la quasi-totalité des 10.000 mondes qui ont essaimé depuis la Terre. Soit, il faut poser les bonnes questions, aller dans les bonnes directions, mais le personnage a plutôt été manipulé qu'il n'a agi de lui-même. De plus, ses incessants monologues avec son autre lui-même a fini par me lasser. Cela finissait toujours par se ramener à une question de confiance entre les deux parties en présence, ce dont le premier, tout pétri de logique ne pouvait pas accorder à sa moitié intuitive. Ces monologues internes étaient plaisants au début de l'histoire où ils apportaient un ton léger, presque comique au récit, mais les voir revenir pratiquement à chaque chapitre s'est révélé assez redondant à la longue.
L'intrigue est extrêmement longue à se mettre en place. On peut vraiment dire qu'elle prend les chemins de traverse et c'est tellement tarabiscoté que même avec tous les indices qui se mettent forcément en place à mesure, j'ai tout de même eu du mal à voir où tout cela menait. Ce qui n'est pas plus mal remarque, car cette lenteur dans le rythme a été parfois pénible à suivre, donc ce suspense a réussi à me garder dans l'histoire.
La fin est plutôt haute en couleurs. On croirait que l'auteur a voulu rattraper tout ce qui manquait d'actions au cours du récit dans les toutes dernières pages. La confrontation était vraiment intéressante, même si je trouve que quelques descriptions supplémentaires sur l'usage de la magie auraient été bienvenues, mais ce petit détail mis à part, c'était assez réjouissant.
En bref, je dirais que ce n'est pas l'histoire de l'année, mais le tout est intéressant et a du potentiel malgré ses quelques défauts. Je suis plutôt curieuse de voir ce qu'il en s'il y a un prochain tome.
Citation : Olya
Information.Information : Cette critique fait partie des critiques collectives, en partenariat avec L'Atalante

Si Ryuuchan et Catlinel ont de manière générale apprécié le livre, ce n'est pas mon cas. Le début est assez laborieux, avec des termes qui ne me plaisent guère, et surtout, qui font directement resurgir les a priori que j'ai pas rapport à la SF. Nous sommes sur une planète, dans un univers où il y en a plus de 10 000. On peut se balader sur ces différentes planètes, à l'aide de vaisseaux spatiaux. Notre héros possède un intégrateur, qui a été modifié par de la magie dans une affaire précédente. Nous n'avons pas la définition exacte de l'intégrateur, mais en gros, cet intégrateur est l'ordinateur à tout faire du héros, il lui permet d'accéder à des bases de données, il peut communiquer avec d'autres intégrateurs. C'est vraiment la machine à tout faire de Henghis Hapthorn, enfin, maintenant c'est plutôt son animal à tout faire, puisqu'il a été modifié. Nous avons donc plein de termes futuristes, et ça a eu du mal à passer.
Henghis Hapthorn a en plus une double personnalité. En tout cas, ils sont deux à partager ce corp. Il y a le Henghis Hapthorn rationnel, et celui qui fonctionne grace à son intuition. Si ça peut être un bon concept, je trouve que c'était un peu trop gros ici. On a aucune explication du pourquoi du comment, à part que cette scission s'est faite en même temps que la transformation de l'intégrateur en animal. En gros, la magie est celle qui a tout chamboulé dans la vie de Henghis. Mais j'aurai aimé la voir surgir plus rapidement cette magie dans notre histoire. Au bout de 120 pages, on commence un peu à en parler, mais le début du livre ne m'a tellement pas intéressé, que je n'arrive même pas à m'y intéresser.
Concernant le personnage principal, je ne l'aime pas vraiment, il réussi à tout comprendre pendant la première discrimination dans laquelle nous nous trouvons plongé (je suppose que ça équivaut dans notre vocabulaire à une enquête). Il comprend plein de choses grace à divers éléments, qui me laissent encore perplexe. Je ne comprends pas du tout comment il arrive à comprendre quelque chose, moi je suis dans le flou total, je ne comprends rien à l'enquête qu'il mène, je ne vois pas où elle peut nous emmener, et surtout, vraiment, je ne vois pas comment il réussi à trouver des indices et à résoudre les affaires. Dès qu'il a compris quelque chose, ou qu'il pense avoir découvert quelque chose, nous savons qu'il a découvert quelque chose, par contre on ne nous dit pas quoi. Du coup, on reste a vraiment sur notre faim.
J'avoue, je n'ai pas lu le livre en entier. J'ai lu 120 pages à peu près il me semble, je suis allée jusqu'au chapitre 7, sur un total de 14 chapitres. J'ai essayé de me forcer, car Catlinel et Ryuuchan l'ont dit toutes les deux, le début est assez difficile à suivre, et pas forcément exaltant. Mais bon, 120 pages sur 331 pages, je trouve que ça fait un long début, et en plus, je déteste me forcer pour lire. Je ne saurai donc pas le fin mot de cette enquête, et j'avoue que je ne m'en soucis pas vraiment, tellement j'ai été peu intéressée par l'histoire. Je n'ai pas du tout été transportée par cet héros, et son univers.
Remarque : Les tomes du cycle peuvent tout à fait se lire séparément.

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