Ils sont sept, sept dieux frères et soeurs, ayant chacun choisi un peuple. Mais l'un, Torak, plus ambitieux que les autres, vola l'Orbe d'Aldur et déchira le monde à jamais.
L'Orbe se vengea et lui brûla la moitié du visage, et tandis que le dieu dormait dans sa forteresse de Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, Belgarath le Sorcier, Cherek roi d'Alorie et ses fils, Dras, Algar et Riva récupérèrent l'Orbe. Pour la garder en sécurité, l'Alorie fut coupée en trois royaumes, tandis que Riva construisit une forteresse sur l'île de Riva, où sa descendance aurait pour tâche de veiller sur la pierre.
Mais les Ténèbres frappèrent au coeur de l'île, en assassinant toute la famille. Un seul y survécut.
Les siècles ont eu beau passé, les livres des présages restent formels : Torak va s'éveiller. Et l'Orbe a de nouveau disparu.
L'histoire du jeune Garion, un gamin élevé par sa tante Pol et qui va s'embarquer dans une aventure assez singulière, est relativement à part. Enfin, disons que ça change des précédents nanars que j'ai lus il y a peu. L'écriture de Eddings, que j'avais auparavant grandement appréciée dans la Trilogie des Joyaux, est enlevée et foisonnante de détails. Les dialogues sont pimentés par la plume acérée de l'auteur, très prodigue en répliques cinglantes et en facéties. Les personnages sont relativement bien développés et ont tous une personnalité particulière. Bref, je n'en suis qu'au tome 1 mais ce récit savoureux mérite bien que je m'intéresse aux suivants ^-^. A lire absolument !
Cela faisait longtemps qu'une serie ne m'avait fait autant d'effet. En fait, c'était depuis la sortie du tome 6 de la célèbre saga Harry Potter.
En effet, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette série, c'est de la Fantasy à l'état pur, et, pour des lecteurs assidus qui ont un peu perdu ce goût agréable qu'est la bonne lecture, rafraîchissante et même renouvelante.
Tout d'abord, c'est le style des auteurs qui m'a plu. Etant un grand admirateur de Robin Hobb, j'ai été agréablement surpris quand j'ai vu que le style de la Belgariade lui ressemblait fortement, tout en restant bien sûr personnel aux auteurs. Le fait que le roman ait été écrit par deux auteurs ne choque pas du tout, en vérité, Madame Eddings n'écrit que la fin et les dialogues des personnages féminins, et elle s'en sort à merveille.
Tous les personnages sont très recherchés, tous différents et chacun ayant son propre caractère, ses propres sautes d'humeur ou je ne sais quoi d'autre.
L'univers que peuplent ces personnages est tout aussi riche, les descriptions détaillées tout en restant assez discrètes.
Pour avoir suivi de nombreux romans semblables, je sais que suivre un personnage pendant une longue période de sa vie est quelquechose de très difficile, car il faut savoir le faire évoluer, aussi bien dans sa facon de penser que dans la description physique que l'on en fait. Les deux auteurs s'en sortent aussi très bien dans cette affaire, et la transaction du petit Garion vers le grand Belgarion se fait sans grand incident (sauf peut-être la crise d'adolescence que j'ai vraiment trouvé cliché et exagérée, ou encore le coup de la barbe qu'il faut raser, mais c'était plutôt comique en vérité).
Seuls petits bémols pour moi, je n'ai jamais vraiment trouvé de repères temporels, et je ne me rends pas compte du temps qui passe. Lors du départ par exemple, je n'ai qu'une vague idée de l'age qu'a Garion, ou encore de la durée du voyage, dont il aura fallu qu'elle me soit dite pour que je le sache.
L'autre point, c'est que même si le début vaut largement un autre livre, tout ne commence à se mettre en branle que vers la fin du second tome il me semble. Heureusement d'ailleurs, car je commencais à me lasser des jours qui se succédaient et qui se ressemblaient tous, à l'exception de quelques batailles qui venaient pimenter le voyage, mais qui ne pimentaient guère la lecture...
Dernière chose plutot importante, l'auteur a un humour des plus fins, c'est vraiment délicieux, et on ne pourrait souhaiter mieux pour rendre la lecture intéressante et magique !
C'est drôle à s'en perdre la tête, et vous vous surprendrez vous-même à rire pour quelquechose que vous ne voyez ou n'entendez même pas !
Secret : Tome 3 - Cliquez pour afficherJe fais ici référence à la joute verbale à laquelle se livre Polgara lorsqu'elle retrouve, au Val d'Aldur, son oncle Beldin. Un passage que j'ai lu et relu plusieurs fois, tellement il était drole et joliment raconté !
C'est un de mes passages préférés de la série, et je n'ai pas arrêté de rire pendant un moment, et à haute voix en plus. Heureusement, à ce moment là, j'étais seul ^^
Il y a plusieurs passages à hurler de rire, je vous le garantis, et d'autres qui vous feront sourire. Je me suis attaché à pratiquement tous les personnages principaux, chacun pour ce qu'ils étaient.
C'est mon coup de coeur, et je languis déjà de retrouver ces auteurs par La Mallorée ou Les Rêveurs !