^^ j'aime bien le "je trouve"...
Je dois avouer que le coup du "étréci jusqu'au dense" me laisse perplexe !

Je ne pense pas être séduit par l'écriture kabbalistique, comme tu l'appelles, mais j'apprécie l'usage de tous ces mots désuets car justement ils ne sont plus usités ! On les redécouvre, les réapprend, on se les ré-approprie... Bien entendu il faut que la phrase ait un sens (celle citée par toi reste pour moi plutôt impénétrable ! ^^), mais si ces mots sont utilisés à bon escient, je suis pour pour et pour ! On ne peut pas renier un auteur qui écrit avec des mots que personne connaît, car justement lui les connaît et ça c'est super (il faut ensuite s'assurer qu'il ne fait pas semblant de les connaître... pfiou...) !
Cet auteur paraît avoir décidé avec ce roman d'effectuer un véritable travail sur la langue, qu'il a voulu poétique, recherché, mystique et à la limite du compréhensible, et ce style apparemment a touché beaucoup de gens, qui sont, du moins pour ceux qui s'expriment ici sur LF, on le sait, des lecteurs aguerris de "littérature de l'imaginaire", alors je pense qu'on peut s'attarder plus longtemps sur le livre. Peut-être comprendra-t-on la raison d'un tel choix stylistique à la lecture du roman...
De plus, je crois que l'auteur change de style, assez significativement, (d'après ceux qui l'on lu), pour chaque changement de focalisation, c'est-à-dire pour chaque changement de personnage. On peut alors envisager que le mode "écriture kabbalistique" a été pris tout à fait consciemment, en sachant que c'était limite compréhensible pour le lecteur lambda. Peut-être que ce style est celui d'un seul personnage et que l'auteur adopte une manière d'écrire plus légère, ou moins imagée, ou plus drôle, ou...
La horde du Contrevent est un roman somme toute peu connu par "le grand public" (alors nous serions une sorte d'élite des lecteurs ^^). On ne peut pas je pense le comparer à Bernard Werber comme ça, car ce dernier est un auteur qui devient hyper-médiatisé, ce qui est logique vu la qualité divertissante de ses livres, mais selon moi un peu excessif devant leur qualité littéraire à proprement parler (style pour la forme, thème, traitement du thème pour le fond) : je pense notamment à "Nous les Dieux", qui est plutôt drôle et bien écrit, mais qui ne peut être objectivement classé parmi les chef d'œuvre. Peut-être qu'Alain Damasio est un génie que l'on prend pour un prétentieux... (bon après peut-être aussi que c'est un prétentieux dénué de talent !

)
(Je trouve)